Geldigheid Onderwijs- en examenregeling

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Jacqueline Royer isole des stades évolutifs en fonction de l’acquisition progressive de la notion de temps chez l’enfant et de sa traduction graphique. Selon l’auteur, la perception du temps étant plus arbitraire, davantage soumise aux apprentissages et aux connaissances, s’établit plus lentement que celle de l’espace. Les différents procédés décrits dans le réalisme intellectuel témoigneraient plutôt de _____________________________________________________________________ [120] ROYER Jacqueline, la personnalité de lenfant à travers le dessin du bonhomme, Bruxelles, Editest, 1977

[121] ROYER Jacqueline cité par ANUSAKSATHIEN Narongdaj, L'utilisation du test du dessin du personnage chez

86 l’incapacité de l’enfant à cerner dans son rapport avec l’espace. A ce stade, pour chaque élément du dessin, l’enfant utilise la forme la plus caractéristique sans se soucier que ces formes ne peuvent être vues en même temps et au même moment. Progressivement, l’enfant représentera la concordance spatio-temporelle à travers la constitution d’un réservoir de nouveaux schémas pour chaque élément selon les différents angles de vue. J. Royer mentionne que parmi les différents procédés qu’utilise l’enfant pour être « réaliste » selon G.H. Luquet, le changement de point de vue semble être de loin le plus fréquent (notamment la représentation du bonhomme (personnage), pieds de profil et corps de face) contrairement à ceux du rabattement ou de transparence qui intéresseraient les enfants aux âges les plus bas ou porteurs d’un retard intellectuel ou de troubles affectifs. Ainsi, en faisant intervenir la notion de temps, l’auteur distingue 5 stades dont le troisième correspondrait sur le plan du développement affectif, à l’entrée dans la période de latence au cours de laquelle émergerait précisément « la perception du temps ». Ce sont successivement :

Le stade préliminaire du gribouillage moteur, de 1 à 3 ans

Il correspond à la période du gribouillage et prend fin avec le début du graphisme intentionnel motivé par l’apparition de formes « reconnaissables » dans le dessin de l’enfant. Il s’agit le plus souvent du « bonhomme têtard » et de la maison « en forme de simple enclos » : forme arrondie ou angulaire très simplifiée.

Le stade du dessin éparpillé, concernant les jeunes enfants de 4 à 6 ans Le graphisme est intentionnel, représentatif : « un dessin devient préliminaire à un autre dessin ». Cependant, il n’y a pas encore de recherche de lieu, ni de temps ou même de sujet. En effet, au début du stade, le même graphisme est nommé le plus souvent rétrospectivement et peut être désigné successivement de façon différente. Il se caractérise par sa « versatilité thématique ». Les représentations « flottent » dans l’espace graphique, sans ordre apparent et ne sont pas parallèles aux bords de la feuille. La « verticalité » est acquise progressivement. Les représentations anthropomorphiques le plus souvent sont disproportionnées.

C’est au cours de cette période que les affects œdipiens se manifestent chez l’enfant et se traduisent graphiquement par la multiplication des thèmes, des symboles le plus souvent à caractère phallique.

Le stade du dessin localisé pour les enfants de 6 à 8 ans

Il correspond sur le plan psychologique à l’âge de la raison, d’entrée dans la période de latence et d’accession à la scolarité.

L’unité du sujet est réalisée ; un thème unique est représenté. Si les motifs sont multiples, ils correspondent au sujet principal. L’unité de lieu se précise, bien que le phénomène de transparence puisse persister chez certains enfants jusqu’à

87 l’âge de 7 ans. La représentation du ciel et du soleil ou de l’arbre indique l’extérieur et témoigne de l’acquisition de la notation du « haut et du bas ». En revanche, la ligne d’horizon n’existe pas encore, c’est le vide entre le ciel et la terre. Les différents motifs sont bien verticalisés entre ciel et terre, encore « flottants » ou au contraire sur un support (bord inférieur de la feuille ou le sol figuré). L’écriture, graphisme conventionnel qui s’est détaché du gribouillage, semble influer sur le dessin spontané de l’enfant au travers des règles d’orientation dans l’espace, de forme ou de dimension imposées au tracé. Les proportions respectives des éléments, ainsi que leur relation entre eux, sont petit à petit respectées. L’enfant utilise un crayon noir pour tracer d’un trait continu le contour de ses motifs avant de remplir le contenu de couleur (notamment entre l’âge de 7 et 10 ans). La notion de temps n’est évoquée que sous la forme du « temps qu’il fait » qui est confondue avec « celle du temps qui passe » : représentation de la nuit, ou des saisons, la perspective n’est pas appréhendée.

Pour J. Royer, la fréquence de la représentation du soleil est maximale entre 5 et 7 ans et conforterait l’idée de la signification œdipienne du soleil, représentatif du père. Après l’âge de 7 ans, il ne présente plus les caractères anthropomorphiques comme les autres motifs.

Le stade du dessin temporalisé à l’âge de 9, 10 et 11 ans

C’est au cours de cette période que l’unité de temps apparaît véritablement et que disparaissent de ce fait les erreurs spatiales. L’enfant prend conscience que tout déplacement induit une déformation aux « bonnes formes » et qu’elles ne peuvent représenter des modèles fiables en toute circonstance. Il se construit de nouvelles formes qui prennent en compte la variation des dimensions des objets en fonction de leur éloignement et de leur rapport entre eux. Les essais de représentation de perspective se multiplient, notamment au travers du thème de la maison. Mais les effets de perspective ne sont pas tous perçus, la représentation du cube n’est pas totalement maîtrisée. Le vide entre la terre et le ciel se remplit et leur jointure est marquée par la ligne d’horizon. La notion de profondeur est appréhendée par la mise en place des différents plans mais également par la représentation des motifs de dimensions différentes pouvant être cachés partiellement en fonction de leur position. Pour J. Royer, la représentation de la perspective n’est pas le privilège de l’adulte qui n’y arrive que dans une faible proportion. C’est un système de convention du temps chez l’enfant qui induit d’autres changements dans son graphisme tel que la représentation du mouvement. Mais également les personnages, par des détails, sont représentés avec des âges différents où l’enfant utilise un contexte historique dans le dessin, mentionne l’heure de la journée.

Par ailleurs, le dessin de l’enfant s’enrichit. Les thèmes sont composites et se distinguent par leur originalité. Si le thème reste simple, il est personnalisé. La représentation du bonhomme (personnage) ou de la maison n’est plus générale ou quelconque et fait appel aux connaissances que l’enfant est en train d’accumuler.

88  Le stade critique au-delà de 12, 13 ans

Le pré-adolescent, le plus souvent va se désintéresser du dessin. Ses productions graphiques perdent de leur spontanéité créative qui se voit remplacer par des stéréotypes empruntés aux B.D. ou aux médias. Cette évolution est en partie liée au système éducatif dans notre société, qui pour J. Royer tend « à développer l’activité de l’hémisphère cérébral gauche, celui de la raison, aux dépens de l’hémisphère droit, de l’affectivité et de l’intuition. Le dessin, l’art en général, y est considéré comme secondaire ». Seulement une minorité d’adolescents vont conserver un intérêt prononcé pour le dessin et vont le travailler. Les caractéristiques du stade 4 vont se renforcer en nombre et en qualité.

Pour H. Aubin, le déclin du graphisme correspond également à la prise de conscience par le jeune adolescent de ses propres limites à utiliser l’activité graphique pour exprimer pleinement ce qu’il veut dire. La remise en cause de ses capacités dans le dessin et l’investissement du langage verbal sont à l’origine de la régression du dessin. En effet, à travers les longues conversations, les pré- adolescents découvrent un moyen de communication qui les affranchissent de l’enfance, un moyen de s’affirmer dans les relations sociales et de se découvrir.

LE DESSIN DE LA PERSONNE HUMAINE CHEZ LES ADOLESCENTS

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