Maatregelen en projecten regionale gebiedsagenda 2020-2023

In document GEBIEDSAGENDA MOBILITEIT in het kader van Subsidieregeling mobiliteit Zuid-Holland 2017 (pagina 6-11)

L’expérience psychanalytique de Françoise Dolto avec les enfants la conduit à repérer, très tôt, dans les dessins et les modelages, ce qu’elle appelle « image du corps ».

Elle différencie de façon très précise le schéma corporel de l’image du corps. Elle dit que le schéma corporel est une réalité de fait, constituée à partir de perceptions. Nous pouvons préciser en disant que c’est un ensemble de processus perceptifs et organiques qui nous permettent de saisir l’unité de notre corps. Par exemple, c’est ce qui nous permet de pouvoir localiser à une partie très précise de notre corps, quelque chose qui lui arrive, que ce soit une excitation de type plaisir ou de type douleur.

Un schéma corporel sain peut coexister avec une image du corps perturbée. De même, qu’un schéma corporel troublé peut coexister avec une image du corps saine. L’exemple type du schéma corporel troublé est le « membre fantôme » de Schilder.

Le schéma corporel est le « même » pour tous les individus. L’image du corps est propre à chacun, elle est liée au sujet et à son histoire. Le schéma corporel est en partie inconscient mais aussi préconscient et conscient alors que l’image du corps est éminemment inconsciente.

L’image du corps est la conquête progressive de l’unité qui permet la maîtrise de la totalité de notre corps. Elle est avant tout imaginaire et composée non seulement des fantasmes de notre première enfance mais aussi de ceux de tous les conflits affectifs qui ont bouleversé et composé l’histoire de notre vie.

L’image du corps est la synthèse vivante de nos expériences émotionnelles, mémoire inconsciente de tout le vécu relationnel.

« Tout contact avec l’autre, que ce contact soit de communication ou d’évitement de communication est sous-tendu par l’image du corps, car c’est dans l’image du corps, support du narcissisme, que le passé résonne dans la relation présente ».

L’acquisition de l’image de soi ne peut se faire que par la médiation de l’image et du regard d’autrui. Elle passe donc par le désir de l’autre et ne peut échapper aux pulsions de vie et de mort.

Françoise Dolto nous donne un exemple, celui d’une fillette seule avec elle qui dessine un très beau vase de fleurs épanouies avec les tiges trempant dans l’eau. _____________________________________________________________________ [143] DOLTO Françoise, Personnologie et image du corps, Société française de psychanalyse, P.U.F., Paris, 1961, v. 6, 59- 93 p.

106 Ensuite, durant l’entretien avec la mère en présence de la fillette, celle-ci fait un deuxième dessin, celui d’un minuscule pot de fleurs avec un minuscule bouquet de fleurs fanées, sans eau. On voit la différence de l’image du corps de la fillette, telle que ressentie inconsciemment selon qu’elle est en présence de sa mère ou sans elle. Relativement à sa mère, elle se sent minable et fanée, tandis que lorsqu’elle est toute seule, interlocutrice de l’analyste qui l’écoute, elle se sent le droit de s’épanouir et d’être dans sa beauté séductrice narcissique. Le schéma corporel de cette fillette n’est pas modifié par la présence de la mère mais cette présence entraîne une modification dans l’image du corps. Cette modification permet de comprendre les relations actuellement perturbées mère-fille.

D. DESSIN ET IMAGE DU CORPS

Le dessin est donc un monde d'expression privilégié de l'inconscient chez un être humain. Il laisse transparaître le

ça, le Moi et le Surmoi, les trois instances

psychiques de la théorie Freudienne. Selon Dolto, le médiateur de ces trois instances psychiques est « L'image du corps », qu'elle distingue du schéma corporel.

 Schéma corporel et image du corps

Le schéma corporel est la connaissance de la réalité physique du corps. DOLTO F. le définit comme « notre vivre charnel au contact du monde physique ». Il est identique pour tous les individus d'une même espèce, à la différence de l'image du corps, qui elle est propre à chacun, liée au sujet et à son histoire.

D'après Anzieu, la notion d'image du corps a été élaborée par le psychanalyste américain Schilder en 1968. [144]

L'image du corps est une image libidinale, qui existe dès la naissance de l'enfant. Selon Lefébure [145], « elle est ce qu'il ressent, ce qu'il éprouve ». Elle est à la fois faite de sécurité (présence rassurante de la mère qui donne à son bébé le sentiment d'être aimé), et de fonctionnement dynamique (la mère nourrissante permet à son enfant de vivre).

L'image du corps est la mémoire inconsciente du vécu émotionnel de chacun. En même temps, elle est également vivante, actuelle, et elle apparaît dans toutes les formes d'expression libre, telles que le langage, le dessin, les gestes. C'est aussi elle qui nous permet de communiquer avec les autres, par l'intermédiaire de notre schéma corporel, qui en est le support, l'interprète.

_____________________________________________________________________ [144] D'après Anzieu, la notion d'image du corps a été élaborée par le psychanalyste américain Schilder en 1968.

107 Comme l'explique F. Dolto, un enfant peut avoir un schéma corporel sain, c'est-à-dire indemne de toute lésion organique, mais dont le fonctionnement est perturbé par une image pathogène (archaïque ou incestueuse, par exemple) du corps. Inversement, un schéma corporel atteint peut cohabiter avec une image du corps intacte ; cela implique que l'infirmité soit expliquée à l'enfant, que la relation à ses parents ne soit pas trop empreinte d'angoisse, et qu'il puisse exprimer ses désirs et ses fantasmes à travers le langage.

 L'image du corps dans le dessin

F. Dolto a mis l'accent sur la qualité d'image projective du corps contenu dans le dessin. Selon A. Anzieu, quelques années son élève, « elle était capable quasi- magiquement de déceler, dans les détails du dessin, la souffrance de l'enfant et plus particulièrement les places de son corps où cette souffrance se manifestait ».

Abraham A. fait remarquer dans son ouvrage que l'être humain tient une place privilégiée dans les dessins libres des enfants. Elle s'appuie sur l'étude d'Anastasi, qui a montré que 71% des dessins appartenant à 41 pays différents avaient pour objet des être humains. Elle ajoute que c'est dans ce « paysage humain » que l'enfant trouve les repères de ses identifications de base.

Elle a étudié, par exemple, la hauteur des personnages dessinés, dimension soumise à un faible contrôle de la conscience, et donc sujette à moins de variabilité. Cependant certains facteurs semblent influencer cette dimension.

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