De zaak wordt door den rechter in hooger beroep, zonder vorm van proces, op de stukken afgedaan, doch het

In document OPHEFFING VAN DE RECHTBANKEN VAN OMGANG EN NIEUWE REGELING VAN DE RESIDENTIEGERECHTEN OP JAVA EN MADURA. (pagina 160-167)

Memorie van toelichting- op Bijlage III

1. De zaak wordt door den rechter in hooger beroep, zonder vorm van proces, op de stukken afgedaan, doch het

À partir de l’hiver de la dix-neuvième année de guerre (octobre 413-février 412), Alcibiade prend un rôle de premier plan dans le récit de Thucydide. Son allégeance va toujours du côté des Péloponnésiens. Mais cette fois, son action ne se limite plus à celle d’un conseiller qui reste à Sparte. Il va de nouveau exercer, sur le terrain, ses talents pour la diplomatie et pour la guerre. L’accroissement de son influence sur la politique spartiate s’explique en partie par l’élection cette année-là d’Endios parmi les cinq éphores119. Il faut noter qu’à Sparte, plusieurs partis se disputent la conduite des

opérations. Agis, basé à Décélie, souhaite soutenir la défection de Lesbos. À Sparte, un parti soutenu par Alcibiade, appuie la demande d’une intervention à Chios et dans la satrapie de Tissapherne. Enfin, d’autres sont favorables à une intervention dans l’Hellespont, sur le territoire de Pharnabaze. Dans ce débat, des motivations personnelles entrent en jeu, et Alcibiade les utilise, par exemple pour convaincre Endios120, et il ne va pas tarder à s’attirer l’inimitié de Lacédémoniens parmi « les plus

puissants et les plus ambitieux »121, au nombre desquels il faut compter le roi Agis.

Au cours de l’hiver, une expédition en Ionie est décidée avec pour destination Chios et la satrapie de Tissapherne. Au printemps de la vingtième année de la guerre (mars 412-février 411), le projet est légèrement modifié. Une flotte de 26 navires part, en deux convois. Une fois la mer traversée, elle aura pour objectif Chios, puis Lesbos, et enfin l’Hellespont. Pour chacune des destinations, l’expédition reçoit un commandant différent : Chalcideus pour Chios, Alcamène, choisi par Agis pour Lesbos, et enfin Cléarchos122. Surpris par une escadre athénienne, le premier convoi se replie et subit

un blocus à Spéraïon. Face à ce revers inattendu123, les Spartiates sont prêts à rappeler

tous leurs navires, et c’est Alcibiade qui parvient à maintenir l’expédition à laquelle il participe sur les 5 bâtiments de Chalcideus.

Une fois en route, puis en Ionie, son action dépasse clairement celle d’un conseiller militaire ou d’un observateur. Si Chalcideus a été désigné pour commander, Thucydide

119 VIII, 6, 3.

120 Voir VIII, 12 où Alcibiade joue sur la rivalité entre Agis et Endios. 121 Plutarque, Vie d’Alcibiade, 24, 3.

122 Cette expédition dans sa forme finale tente de concilier les trois partis et leurs objectifs militaires.

123 Les Athéniens montrent ici une capacité à réagir malgré le récent désastre en Sicile. Pour preuve, l’envoi de 27 navires (VIII, 13) pour intercepter les 16 bâtiments qui reviennent de Sicile, en même temps que la flotte mobilisée pour contrer les Péloponnésiens en partance pour l’Ionie.

lui associe Alcibiade dans toutes les actions aux chapitres 14 et 17124. Il ne joue pas de

double jeu et agit réellement du côté péloponnésien, même s’il souhaite s’attribuer les mérites de l’opération125. Dans un premier temps, les projets d’Alcibiade sont tous

couronnés de succès. Il agit vite, ne montre pas d’hésitation.

Le théâtre des opérations est concentré dans une zone qui va de Chios à Milet, tant dans les îles que sur le continent. À peine arrivé, après une traversée menée promptement, Alcibiade provoque la défection de Chios et d’Érythrées, immédiatement suivie par celle de Clazomènes. On notera des mesures prises pour fortifier des places où se retirer, ainsi que la reconstruction de remparts dans chacune des villes faisant sécession. L’intensité du coup porté aux Athéniens se mesure par leur réaction qui occupe tout le chapitre 15. La réserve du trésor est utilisée pour équiper de nouveaux navires. Deux escadres sont envoyées en Ionie. Les équipages fournis par Chios sont emprisonnés. Malgré cela, la situation ne s’inverse pas immédiatement. L’escadre athénienne conduite par Strombichidès est mise en échec et doit se replier sur Samos ; et l’arrivée de la seconde flotte athénienne sous les ordres de Thrasyclès n’empêche pas Alcibiade et Chalcideus de se rendre à Milet et de la détacher des Athéniens. Il faut attendre l’arrivée d’une troisième flotte menée par Diomédon pour assister à un premier recul du camp péloponnésien.

À partir de ce moment, la situation devient plus confuse, et les Athéniens restaurent en partie leur position. Du côté de ces derniers, outre les opérations militaires menées avec succès par Diomédon, les Samiens se révoltent contre l’aristocratie ce qui procure aux Athéniens une position plus solide à Samos et entraîne une évolution du statut de cette île dans la ligue athénienne. Du côté des Péloponnésiens, la stratégie est désormais moins ferme. Chalcideus semble stationner à Milet, tandis qu’un nouveau navarque, Astyochos, est parti de Lacédémone pour le relever. Après la défection de Milet, ce sont les gens de Chios qui mènent les opérations, avec à leur tête des Lacédémoniens. En témoigne, l’expédition contre Lesbos où la flotte de Chios est conduite par le périèque Deiniadas, soutenu par les troupes terrestres péloponnésiennes et alliées sous les ordres du Spartiate Évalas.

Pendant ce laps de temps, il est impossible de connaître les actions et la zone géographique où se trouve Alcibiade. Le binôme qu’il forme avec Chalcideus cesse 124 Au chapitre  16, Alcibiade n’est pas mentionné, et seul Chalcideus poursuit les troupes commandées par Strombichidès jusqu’à Samos. Pourtant, dans le chapitre suivant, il est de nouveau associé à Chalcideus, revenant de la même poursuite. Sur la composition de VIII, 16 qui a pour objectif de faire ressortir la simultanéité des faits, voir Delebecque 1965, p. 56-57.

d’exister avec la mort de ce dernier dans une escarmouche sur le territoire de Milet. C’est à la fin de l’été que l’on peut de nouveau le localiser, toujours sur le territoire de Milet, dans un combat qui oppose 2  500 hoplites athéniens (1  000) et argiens (1 500), sous les ordres de Phrynichos, Onomaclès et Skironidès, aux Milésiens ainsi qu’aux 800 Péloponnésiens de Chalcideus, soutenus par des mercenaires et la cavalerie de Tissapherne. Alcibiade combat aux côtés de Tissapherne, avant de rejoindre la nouvelle flotte péloponnésienne de Thériménès pour l’appeler au secours de Milet. À ce moment, la situation d’Alcibiade est elle aussi plus confuse. Thucydide précise qu’il a combattu « aux côtés des Milésiens et de Tissapherne ». Il semble s’être éloigné des commandants spartiates, mais son implication dans le camp péloponnésien et sa détermination à agir pour lui restent inchangées. Au cours de ces quelques mois, où Alcibiade « [a détaché] lui-même d’Athènes presque toute l’Ionie ; il [accompagne] fréquemment les généraux spartiates, et ne [cesse] de faire du mal aux Athéniens »126, la

méfiance des Lacédémoniens semble s’accroître, mais la rupture n’est pas consommée.

Sources alternatives

Diodore de Sicile, XIII, 37 : La chronologie de Diodore est une nouvelle fois différente de celle de Thucydide. En 412, Diodore introduit la révolte de l’Ionie et place déjà l’oligarchie des Quatre-Cents. Une partie de son récit concerne toujours la Sicile, et il ne donne que peu de détails sur l’Ionie. Tissapherne est absent du récit, au profit de Pharnabaze. La participation d’Alcibiade est très brièvement résumée à la fin de l’année, mais Diodore, très vite, en vient à l’époque suivante où Alcibiade devient le conseiller des Perses. Pour Diodore, Alcibiade cherche déjà à rentrer à Athènes.

Justin, Histoire universelle, V, 2, 1-3 : Chalcideus n’apparaît pas, mais les effectifs de départ

sont identiques à ceux de Thucydide.

Plutarque, Vie d’Alcibiade, 24, 1-4 : Plutarque note l’animosité grandissante des Spartiates,

mais la constance des actions d’Alcibiade en leur faveur, qui se garde simplement de tomber entre leurs mains. La jalousie des Spartiates est due aux succès obtenus grâce à Alcibiade.

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