Samenvatting en toekomstige ontwikkelingen

In document University of Groningen Ultra-high-resolution quantitative multi-pinhole small-animal SPECT Wu, Chao (Page 98-123)

Un grand nombre d’études ont été effectuées concernant les effets du divorce des parents biologiques sur le bien-être des enfants, mais presque aucune sur les effets de la séparation des parents biologiques en union libre. Dans la plupart des recherches sur le sujet, ayant été menées par des chercheurs américains, l’attention a été concentrée sur le type d’union le plus commun dans leur société, le mariage. Dans leurs études, les couples en union libre sont surtout ceux formés par la mère biologique et un beau-père (conjoint de la mère) (Manning, 2015). Ainsi, Brown (2006), précédemment mentionnée, a trouvé qu’en général les enfants de parents biologiques encore mariés réussissent mieux à l’école que les enfants de parents en union libre. Mais ces unions libres correspondent en réalité à des familles recomposées où l’un des parents

Par ailleurs, il est présumé que parce que les unions libres ont un taux de séparation plus important que les mariages, les enfants de parents en union libre sont plus à risque d’expérimenter les difficultés scolaires normalement attribuées à la rupture du mariage. Cependant, comme le soulignent Lardoux et Pelletier (2012), une telle conclusion serait trop rapide, étant donné que les effets potentiels de la séparation pourraient être différents selon le type d’union (Brown, 2010 ; Manning et Lamb, 2003).

Bulanda et Manning (2008) constatent à partir des données de la National Survey of Family Growth, et n’utilisant que l’éducation et le statut d’emploi de la mère comme variables de contrôle, que les adolescentes de 13 à 17 ans de parents divorcés (correspondant à une transition de structure familiale) sont plus à risque de ne pas terminer l’école secondaire que les adolescentes de parents en union libre séparés.

Fomby et Osborne (2017) analysent les effets des transitions familiales des mères biologiques sur le niveau de délinquance et d’externalisation de comportements des enfants de neuf ans. Elles utilisent les données longitudinales de l’étude Fragile Families and Child Wellbeing qui suit une cohorte d’enfants américains nés entre 1998 et 2000. Leur analyse inclut uniquement les mères en couple au moment de la naissance de l’enfant et considère le type d’union conjugale à la naissance. La première transition familiale analysée correspond à la séparation du père biologique de l’enfant. Les trajectoires des mères mariées et des mères en union libre sont analysées de façon parallèle sans les inclure dans un même modèle statistique, d'où il n'est pas possible de comparer les résultats de façon directe. Cependant, après l’inclusion de diverses variables de contrôle socioéconomiques et démographiques, chez les enfants de parents en union libre à la naissance, la séparation s’avère associée à des problèmes d’externalisation de comportements de l’enfant, selon la déclaration de la mère. Cette association n’est toutefois pas observée chez les garçons de parents mariés séparés.

Wu et collab. (2010), déjà mentionnés, trouvent qu’après l’ajout de variables de contrôle socioéconomiques et démographiques, les enfants canadiens de 10 à 15 ans ayant des parents biologiques en cohabitation à la naissance et non séparés, déclarent une meilleure perception de leur rendement académique que les enfants de parents en cohabitation qui se séparent entre deux volets de l’ELNEJ. L’ajout de variables de contrôle liées à la dysfonction familiale et à

des habitudes d’encouragement envers les enfants dissiperait néanmoins cette différence. Par rapport aux enfants de parents mariés à la naissance et non séparés (catégorie de référence), les enfants de couples en cohabitation séparés et de couples mariés séparés déclarent la perception d’un plus faible rendement à l’école. Cependant, dans une comparaison similaire au sujet de l’engagement à l’école, uniquement les enfants de couples mariés séparés déclarent un plus faible niveau d’engagement que les enfants de parents mariés à la naissance et non séparés. Aucune différence n’est constatée à ce sujet pour les enfants de parents en cohabitation séparés. Lee et McLanahan (2015) analysent les effets de l’instabilité familiale sur le développement cognitif (connaissance et compréhension de mots) et comportemental (externalisation) des enfants américains de neuf ans. Ces auteurs utilisent les données longitudinales de l’étude Fragile Families and Child Wellbeing, Ils constatent différents effets de la séparation selon le type d’union conjugale de la mère biologique. Cependant, ils ne différencient pas si la mère habite avec le père biologique ou avec un beau-père de l’enfant entre deux volets de l’enquête (effectués aux âges d’environ un, trois, cinq et neuf ans de l’enfant). Leurs résultats ne montrent aucune différence entre les enfants de mères en cohabitation selon que les mères se séparent ou non entre deux volets de l’enquête, tandis que par rapport aux enfants de mères mariées non séparées, les enfants de mères mariées séparées entre deux volets de l’enquête expérimentent plus de problèmes d’externalisation de comportements et un plus faible rendement cognitif.

Pour le Québec, Lardoux et Pelletier (2012) constatent que le plus faible rendement scolaire initialement observé chez les filles de parents biologiques en union libre séparés, par rapport aux filles de parents biologiques mariés non séparés, disparait lorsque les variables de contrôle aux niveaux socioéconomique, démographique et de la stimulation cognitive sont incluses dans les modèles de régression. Cependant, même après l’inclusion de variables de contrôle, le rendement reste plus faible pour les garçons de parents biologiques en union libre séparés que pour les garçons de parents biologiques mariés non séparés dans l’évaluation subjective d’ensemble, mais sans effet négatif concernant les tests en lecture et en connaissance des nombres.

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